Pour un état d’urgence numérique !

A Kerlouan aussi

Pour la mission d’information du Sénat sur le numérique il apparaît de plus en plus évident que le numérique pour tous doit aller en même temps que le tout numérique, devenu désormais un bien de première nécessité.

La mission d’information, présidée par le sénateur Jean-Marie Mizzon, est de plus en plus convaincue que la dématérialisation des services publics doit s’accompagner d’une offre de médiation pour les Français ne maîtrisant pas totalement les outils numériques, comme le Premier ministre l’avait annoncé dans son discours du 13 octobre 2017 lançant Action Publique 2022 et l’objectif des « 100% de services dématérialisés d’ici 2022 ».

Entendues à cette occasion, les grandes associations (ATD Quart-Monde, la Cimade, la Croix-Rouge, la Fédération des acteurs de la solidarité, le Secours Catholique, Emmaüs notamment) déplorent le manque de moyens financiers appropriés, et affirment que seule la multiplication massive d’aidants numériques permettra, en tissant la toile de l’inclusion numérique, l’accès aux droits de chacun.

Contrairement à une idée largement répandue, ce n’est pas parce que les jeunes sont nés avec le numérique qu’ils le maitrisent.

Le risque d’illectronisme dans l’enseignement universitaire est réel.
En effet, les auditions ont souligné que si les jeunes maîtrisent les réseaux sociaux ou les jeux en ligne, tous ne sont pas à l’aise avec les outils numériques, y compris dans l’enseignement supérieur.

Kerlouan pourrait, et devrait, mettre en place une structure afin de soutenir les Kerlouanais·es, particuliers et entreprises, indispensable aux résidents de la communes, tout comme puissance attractive de nouveaux habitants et visiteurs.

Posté le 18 juin 2020