Kerlouan n’aime pas les handicapé·es

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Le samedi 4 septembre 2021 les Kerlouanais·es (et les autres ?) ont été invités à visiter les nouveaux locaux, logés dans l’ancien presbytère, de 15h à 17h, destinés aux associations et aux Kerlouanais·es.
Sans la présence du maire,
Signe de l’importance qu’il donne à ceux dont les impôts servent à payer ces lieux communs.

Les trois bâtiments et le jardin sont situés rue saint Brévalaire.
L’ancien presbytère, l’ancien garnel, l’ancienne écurie, respectivement rebaptisés en espace associations pour les deux premiers, le second comme « école de musique », et espace jeune pour la dernière.

C’est tout neuf, c’est beau.
Mais l’organisation de chacun des espaces n’a pas été pensé pour les handicapés, en particulier en chaise roulante, à l’évidence.

Certes, la loi est respectée puisque les toilettes répondent aux obligations légales.
Mais il n’y a qu’elles.
Pourtant,

« Depuis la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, les établissements recevant du public (ERP) doivent être accessibles à tous les types de handicap. Ils doivent permettre à tout le monde, sans distinction, de pouvoir y accéder, y circuler et recevoir les informations diffusées. »

Ce qui n ’est pas le cas pour les espaces publics de la ville de Kerlouan, en particulier ces tout nouveaux lieux de rencontre, associatifs ou pas.

Au-delà de ce qui a a été voté, est-il si compliqué pour des gens qui ont des responsabilités de ce niveau - maire, architecte, etc. - de considérer que les handicapés ont droit de vie dans l’espace public ?
Il serait si simple de demander à une association d’« handicapés dans l’espace public » de participer à la conception d’équipements publics (ou privés d’ailleurs) pour aider ceux qui en ont besoin.
Beaucoup d’argent a été mis dans ces rénovations, il n’y a même pas eu une ligne comptable dédiée à l’avis, et au contrôle, de l’accès handicapé.

Et si on nous réplique que, dans l’ancien, il y a des dérogations, c’est que la mauvaise foi est vraiment un mode de vie à Kerlouan.

Comment peut-on encore avoir des communes, des architectes et autres intervenants - y compris les conseils régionaux, départementaux et autres organismes souvent subventionneurs, construire encore sans tenir compte des handicapés, comme s’ils n’existaient pas, comme si un profond mépris leur enjoignait de ne pas se mêler à la vie sociale et de rester chez eux ?

Nous verrons bien si la maison médicale et sociale a traité, de la même manière, par le mépris, les personnes en situation de handicap.

L’entrée de l’« école de musique »
ne permet pas aux chaises roulantes d’accéder à une salle de musique, de manière autonome.
Les institutions publiques subventionnent
mais ne vérifient pas l’accès réel aux handicapés
La seule salle de réunion accessible, par ascenseur,
ne permet pas le passage d’une chaise roulante.
L’accès à la seule salle de réunion par ascenseur
ne laisse pas le passage aux chaises roulantes...
Dans l’"espace associatif’, le jour de l’inauguration
on découvre l’installation du cabinet d’une sage-femme.
Une salle de cours équipée au premier étage d’un bâtiment de la Maison des associations
On y accède uniquement par un escalier de secours extérieur métallique.
Handicapés et personnes âgées à difficultés physiques n’y ont pas accès, de fait.
Posté le 9 septembre 2021