Journal municipal n°5 – Janvier 2021

1er numéro du journal du nouveau conseil municipal : déprime et fôtes à gogo, pas de quoi se réjouir :(

Temps de lecture estimé :  3 minutes

Depuis le début de l’année, je l’attendais avec beaucoup d’impatience, et tout à coup il a été déposé dans ma boite à lettres, en même temps que mon courrier.
Chanceux que je suis : les habitants du bourg ont reçu le journal municipal, mais nombre de lieux-dits ont été délaissés, je n’en connais aucun qui l’ait reçu, trois semaines après moi [1].

Rapidement, en le prenant pour le lire, j’ai ressenti au toucher un changement considérable dans la qualité du papier d’imprimerie, qui offrait une texture médiocre eu égard aux quatre précédents numéros. Le budget dédié est sans doute à la baisse. Mais alors, pourquoi pas du papier recyclé ?

L’édito de monsieur le maire est criblé de morosité, d’inquiétude et d’un grand désarroi politique. Les qualificatifs sont d’une noirceur morbide, confirmée par le nombre de morts qui frappe la population mondiale. Eh oui, un million !
Quel rapport avec la vie communale ?
Était-il nécessaire d’en parler en ce mois de janvier, où les meilleurs vœux de bonne année et de bonne santé ont souvent coutume d’occuper la première page ? Bien sûr que non.

La pandémie accapare, sous des formes diverses, la quasi-totalité de l’éditorial, pour ne pas dire l’entièreté du journal. À lire cette page, et les suivantes, on a envie de détaler plutôt que de venir s’installer dans notre commune.

Quelques mots extraits de cette noirceur : bouleversement, imprévisible, dévastatrice, désemparés, endormis, groggy, mauvais rêve, virulente, difficilement supportables, souffrir, cauchemar… et « contraintes » qui apparaît à chaque coin de ligne.

A Kerlouan, les aînés constituent une manne électorale intéressante puisqu’elle représente un peu plus de 39% de notre population. De là à clamer qu’on les a bien protégés, rien de plus normal, même si cette affirmation est sujette à caution.
On a beau préserver notre entourage, la Covid circule quand même, et ce quelle que soit la catégorie de population. Pourquoi dans ce cas, faire l’impasse sur les jeunes, les étudiants, les commerçants, les artisans, les agriculteurs… ?

Les masques confectionnés sur place méritent amplement la gratitude de tous, et ça, c’est très bien.

Une lueur d’espoir s’affiche en bas de page, avec l’annonce d’un vaccin imminent, mais qui s’avère aujourd’hui lointain. Il est maladroit de préjuger l’avenir au niveau de la commune, alors que le gouvernement a lui-même bien du mal à prévoir les lendemains de notre pays. Le pari était risqué, d’autant que laboratoires, scientifiques, administration et logistique sont loin d’avoir répondu à nos attentes. Il faudra patienter, hélas…

En définitive, pourquoi ne pas se tourner vers le futur de notre communauté, en évoquant l’évolution des projets, en mettant en valeur ce qui est sur le point d’être achevé, en désignant les initiatives personnelles, en lançant des défis, en positivant davantage ?

Pourquoi ne pas profiter de cette situation pour enclencher de nouvelles approches démocratiques, demander aux citoyens, via des forums numériques, leurs avis ?
Pourquoi ne pas aborder tous les sujets qui préoccupent les Kerlouanais·es, et en particulier le devenir de leurs impôts ?

Enfin, comme un raisin sec sur le pastès, comme un bubon au milieu de la figure, publier un texte, signé du maire, truffé de fautes de français, d’accords perdus, d’erreurs de syntaxe, de répétitions fréquentes, sans que quiconque ne l’ait corrigé, à aucun niveau de la chaîne de production du journal, les laissant confinés dans l’encre Ad vitam æternam, montre une image du fonctionnement du conseil municipal tout entier peu reluisante.

Pas de quoi mettre en valeur les habitant·es de Kerlouan, ni donner envie à quiconque de s’y installer.

Un facétieux membre des Ami·es de Kerlouan s’est amusé (quoique...) à reprendre les erreurs et fôtes de l’éditorial du maire dans le premier journal du nouveau conseil municipal, page 2.
Ça promet...

Voir également La communication de la mairie : un vide sidéral.

[1Heureusement, les Amie·es de Kerlouan sont là pour vous aider, en vous donnant le lien où vous pourrez le télécharger ou le lire directement sur votre écran en attendant, qui sait ?, de le recevoir dans votre boîte à lettres...

Posté le 29 janvier 2021